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Physique quantique :
Effet TUNNEL
L'effet
tunnel permet à la matière de franchir des
obstacles en passant à travers par téléportation
Introduit
dans les années 1923-1927 par Louis de Broglie et Erwin
Schrödinger
L'origine
de cet effet provient de ce qu'on a appelé la dualité
onde-corpuscule. À toute onde on peut associer des
particules: par exemple, la lumière peut se décrire comme
des ondes électromagnétiques ou se comporter comme un flux
de photons, et inversement toute particule matérielle peut
avoir des comportements relevant plutôt du domaine des
ondes.
Imaginez
une balle que vous lanciez contre un mur. Soit elle est lancée
assez fort, et elle passe au dessus du mur, soit elle n'est
pas lancée assez fort, et elle rebondit. La même chose
existe, pour un électron essayant de sortir du métal qui
le contient. Si on le lance assez fort, il franchit la barrière
et retombe de l'autre côté (autrement dit, si on lui
impose un champ électrique assez fort, il est capable de
sortir du métal pour traverser le vide jusqu'à un autre métal
ou matériau conducteur).
Mais
là où une grosse différence intervient, c'est si vous ne
lancez pas assez fort votre électron. A la différence
d'une balle, un électron est une sorte de nuage. Un blob.
Eh bien une partie de ce blob peut passer le mur tandis que
l'autre va rebondir. C'est la différence avec la balle.
Confronté à une barrière, un électron a donc la
possibilité de se scinder en deux : une partie franchit la
barrière, et l'autre non.
Mais
un tel état scindé ne dure pas : un électron ne reste pas
longtemps scindé, parce que les deux parties de l'électron
interagissent avec le matériau dans lequel elles se
trouvent. Et il se passe alors que l'une des deux parties
fond, tandis que l'autre grossit : l'électron se retrouve
alors entier d'un côté ou de l'autre. Il peut être passé
ou pas, selon la partie qui grossit .

L'électron
correspond bien aux exigences imposées par la relation de
de Broglie puisque sa masse vaut 10-30 kg. Un électron se déplace
de la gauche vers la droite suivant l'axe OX ou encore une
onde progresse dans cette direction. L'électron rencontre
une «barrière» de potentiel V0 sur laquelle il «se cogne»
et il rebrousse chemin, ne pouvant pénétrer dans la barrière.
Pour l'onde associée, la situation n'est pas si radicale,
l'onde ne s'arrêtant pas en un point précis. Ne pouvant se
propager dans la barrière, son amplitude décroît très
vite sur une distance de quelques angströms. Cependant, si
la barrière de potentiel est très mince (quelques angströms),
l'onde, quoique d'amplitude très faible, pourra passer à
travers la barrière de potentiel et se propager à nouveau
dans la direction OX. C'est cette traversée de barrière de
potentiel, sorte d'effet passe-muraille pour l'électron,
qui représente l'effet tunnel. En quelque sorte, l'électron
heurtant la barrière voit apparaître parfois devant lui
comme un tunnel qui lui permet de la traverser sans que cela
lui coûte de l'énergie. L'effet tunnel est élastique.
(Si
on lance des électrons contre une barrière, plus la barrière
est petite, plus les électrons ont de chance de passer, par
effet tunnel. En fait, si on ne connait pas la hauteur de la
barrière, on peut la calculer, si on connait la proportion
des électrons qui la franchissent. C'est le principe du
microscope à effet tunnel. Une pointe métallique est placée
au dessus de l'objet à étudier. Et on balade la pointe :
plus l'écart entre la pointe et l'objet est grand, moins
les électrons contenus dans la pointe arrivent à passer.
On arrive ainsi en baladant la pointe, à créer une image
3D de l'objet qu'on étudie !)
En
gros, la partie restée en arrière du mur a la possibilité
d'être "téléportée" avec l'autre. Comme si il
y avait eu un tunnel dans le mur par lequel elle serait passée.
Alors qu'elle n'est passée nulle part !. Ceci ne s'applique
qu'à des obstacles de taille infinitésimale.
compilés
de:
http://fr.encyclopedia.yahoo.com/articles/jb/jb_3337_p0.php
http://scio.free.fr/mecaq/etunnel.php3
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