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Mouvement
Perpétuel (3)
Je
propose l'étude suivante du système
L'étude du piston à plat est la suivante:
On suppose le piston et le flotteur équilibrés à la
surface de l'eau, à profondeur assez faible pour que la
pression ambiante extérieure soit la pression atmosphérique
P0.
F est la force d'archimède appliquée au flotteur. On va
supposer dans la suite le flotteur indéformable. Donc son
volume ne variera pas en fonction de la prression extérieure,
et donc son volume ne changera pas: F sera alors constante.
Cette approximation est parfaitement légitime (la hauteur
du système à courroie est faible, ne se compte pas en
centaines de mètres).
P est le poids de l'ensemble piston et flotteur.
Fa est la force d'archimède appliquée au piston. J'ai
supposé que le volume des parois des composantes annexes du
piston sont négligeables. Les intégrer ne fait que rendre
le calcul un peu plus lourd même si le résultat reste
inchangé.
On rappelle que la pression dans un fluide à une profondeur
h de sa surface est: rho*g*h où rho est la masse volumique
du fluide. Ici rho serala masse volumique de l'eau. la poussée
d'archimède subie par un corps de volume V plongé dans le
fluide est alors rho*g*V.
Enfin la loi des gazs parfaits (loi de mariotte) qui lie la
pression au volume d'un gaz est: PV=nRT
On projette les vecteurs sur le vecteur horizontal i. On
obtient:
En effet: Fa est la poussée d'Archimède subie par le
piston ayant un volume initial V0 (à pression
atmosphérique P0). d'où:
On mémorise ce dernier résultat qui va nous servir plus
loin.
Maintenant voyons l'ensemble du système de circulation de
la courroie:
J'ai appelé ut le vecteur tangent à la surface de la
courroie, orienté toujours dans le même sens
(sens supposé de la rotation). En chaque point M de la
courroie, on a un vecteur tangent ut différent, qui est
donc dépendant de la position du point.
Remarque: j'ai négligé la force de viscosité qui est la
force de freinage dûe au mouvement supposé de l'ensemble
dans l'eau. La force de freinage de viscosité
(proportionnelle à la vitesse d'avancée) ne ferait que
ralentir le système si il tournait; mais on va s'atteler à
montrer qu'il ne tourne pas, donc pas besoin de ce handicap
supplémentaire.
1ère phase:
On a écrit le bilan des forces qu'on projette selon ut
(tangent à la surface de la courroie le long de la partie
gauche du trajet). Ce qui donne:
On observe, comme cela paraît logique, que la force totale
appliquée dans le sens de ut appelée Ftot est dépendante
de la différence de volume entre le volume initial et le
volume à l'endroit considéré.
V diminue de plus en plus au fur et à mesure de la
descente, et donc V0-V>0, donc la force appliquée est
bien positive dans le sens de ut: l'ensemble descend. Puis
on écrit V0 et V à l'aide des pressions.
On rappelle que P=F/S où P est la pression, F la force
appliquée et S la surface (la pression est la quantité de
force par unité de surface). On va appeller S la surface d'échange
du piston.
Etudions les forces appliquées sur la membrane du piston:
On note Fext la force dûe à la pression extérieure dans
le liquide: c'ets la force dûe à l'effet cumulé de la
pression atmosphérique au-dessus de l'eau et de la masse
d'eau à la profondeur considérée (la pression dans un
fluide dépend de la profondeur, et est constante à
profondeur constante. Elle est égale à rho*g*h). On
appelle P0 la pression atmosphérique et P la pression à
l'intérieur du piston. Elle se traduit par une force intérieure
appliquée sur la membrane.
On a donc réussi à exprimer la pression P à l'intérieur
en fonction de la profondeur h et de constantes (Pf est une
constante égale à F/S sachant que F est constante, nous
l'avons expliqué. au tout début)
En intégrant ce résultat avec celui qu'on avait auparavant
on a:
2ème phase:
On fait le même genre d'étude avec le piston dans la
partie "remontée", la partie droite du trajet:
le piston a le flotteur vers le haut.
le même genre d'étude donne (il faut le vérifier en
refaisant la même chose):
3ème phase:
On va maintenant s'occuper de ce qui se passe dans les
parties arrondies hautes et basses. Pour cela on va considérer
le piston en position de travers lorsqu'il arrive en haut à
droite de sa course.
On s'occupe de la partie de la force qui travaille le long
de la courroie: la résultante des forces
projetées le long de ut. On appelle Ftotprojeté la
projection de Ftot sur ut. Je note theta l'angle
entre un vecteur fixé appelé u ici et le vecteur normal à
la surface (représenté par le fond du piston) theta varie
de 0 compris à 2pi non compris.
On voit que Ftotprojeté est égal à Ftot*cos(theta).
Lorsque theta=0 ou theta=pi, donc sur les portions droites
du trajet (descente et montée) on trouve alors Ftot (cos
0=1 et cos pi = 1), ce qui est logique car dans ces parties
là, Ftot est entièrement dirigée le long de ut donc Ftot=Ftotprojeté.
Etudions ce qui se passe au niveau de la membrane du piston:
On projette les forces en présence le long de l'axe de symétrie
de l'ensemble piston+flotteur:
On reprend le résultat de Ftotprojeté obtenu précédemment
et on remplace P par l'expression nouvellement trouvée:
Puis enfin on va considérer le trajet d'ensemble, et
quelques caractéristiques qui vons nous intéresser pour
relier theta avec h:
On a donc défini h1 et h2. ceci nous permet d'écrire enfin
Ftotprojeté. Voilà ce qu'on obtient ainsi qur la partie
haute arrondie:
En faisant le même raisonnement mais pour la partie d'en
bas on obtient (le vérifier):
BILAN:
On a donc réussi à obtenir les résultats suivants, qui
sont cohérents entre eux. En effet en prenant les
expressions avec theta et en considérant ce qui se passe
pour theta=0 ou theta=pi on obtient les formules des parties
rectilignes ce qui est cohérent:
theta=0, h2<h<h1 (h va dans le sens décroissant)
partie rectiligne de montée:
0<theta<pi: partie arrondie haute (theta varie)
theta=pi, h1<h<h2 partie rectiligne de descente(h
varie)
pi<theta<2*pi: partie arrondie haute (theta varie)
Dernière phase:
On connaît l'expression de la force appliquée le long du
chemin de la courroie en n'importe quel point. On se demande
si la force appliquée permet de faire tourner l'ensemble ou
pas. La question est donc de savoir si la force effectue un
travail le long du chemin.
En effet, le calcul du travail de la force le long du chemin
donen l'accroissement d'énergie. On rappelle que
accroissement d'énergie = somme des travaux des forces.
Le calcul du travail se fait par:
dl représente l'élement de chemin infinitésimal. Puisque
Ftot est le long du chemin, le produit scalaire de F et dl
est donc égal à Ftot * ut scalaire dl et comme ut est
unitaire le long du chemin, ut scalaire dl = 1.
Donc le travail se calcule par intégration de Ftot le long
du chemin.
Je fais faire le calcul par Maple (logiciel de calcul
formel), l'intégration se faisant sur theta pour les
parties arrondies et sur h pour les parties rectilignes.
Travail sur les parties arrondies:
La somme des deux intégrales vaut 0. Chaque intégrale vaut
aussi 0 d'ailleurs. Ce qui veut dire que le travail est nul
sur les parties hautes et basses, arrondies. Donc sur ces
parties là les travaux des forces se compensent.
Travail sur les parties rectilignes:
Là aussi la somme vaut 0, mais le travail sur chaque partie
est non nul (normal puisqu'on descend ou qu'on monte). N'empêche
la somme des deux donne une intégrale entre h1 et h1 de rho*g,
qui vaut 0.Donc les travaux se compensent.
Il restera à chercher l'interprétation physique de ce fait
(il doit y avoir quelque part sur ce chemin un renversement
des forces pour compenser le travail effectué, mais je ne
vois pas où, peut être à cause de la masse des pistons à
soulever, je en sais pas, je n'y ai pas vraiment réfléchi
encore).
On conclue que le travail total effectué par la force
appliquée le long de la courroie sur un tour
est nul. Ce qui veut dire qu'il n'y a aucun apport d'énergie
à la courroie sur un tour. Le système ne peut donc pas
fonctionner en continu (il doit s'établir une position d'équilibre
de l'ensemble en quelques fractions de secondes, dans laquelle l'énergie
produite par le mouvement pour la mise en équilibre est
ensuite consommée afin de mettre le système en position d'équilibre
d'où il ne bougera pas.
Dans le cas idéal
sans frottement et sans autres subtilités le système ne
gagne aucune énergie. Avec les autres contraintes en plus
il en perd!
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