accueil > Science > Réflexions scientifiques


Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
L'œuvre peut être librement utilisée, à la condition de l'attribuer à Pascuser en citant son nom ainsi qu'un lien vers la page web utilisée. - Pas d'utilisation commerciale - Pas de Modification

Réflexions scientifiques

 

 

Bibliographie:
Les tactiques de Chronos,
de: Etienne Klein
édition: Champs Flammarion
ISBN: 2-0808-0105-8

Le cantique des quantiques
de: Sven Ortoli et Jean-Pierre Pharabod
édition: La Découverte/Poche
collection Essais
ISBN: 2-7071-4356-1

Le cours du temps (5)

Auteur: Pascuser ©

V. Conclusions

Je reprends ici les sujets abordés dans cet article et j’en tire les conclusions qui semblent s’imposer.

I. Le flot du temps

L’écoulement du temps a été remis en cause : c’est plutôt la matière dans l’espace qui change que le temps qui s’écoule. L’écoulement du temps est peut être une illusion conséquente à notre observation du monde, mais pas intrinsèque. Par contre la notion de durée semble plus fondamentale. Si l’écoulement est remis en cause, est-ce qu’il existe un cours du temps ? Et par conséquent est-ce qu’il existe un voyage dans le temps ?

II. Sens du temps et réversibilité

Le voyage dans le temps se pose en terme de réversibilité des opérations dans la nature. Il est clair que la réversibilité n’existe pas au niveau de notre observation macroscopique, mais est-ce là seulement une impression ou une réalité de la nature?

La conclusion semble être que la réversibilité existe au niveau microscopique, et qu’elle disparaît  apparemment au niveau macroscopique. C’est plus un effet artificiel du à l’interaction avec l’environnement macroscopique qui contient un trop grand nombre de paramètres.

Puisque les lois de la nature sont réversibles, les transformations n’ont pas de sens privilégié. Puisque le temps est la caractérisation des transformations et que les transformations sont fondamentalement réversibles, le temps lui-même n’a donc pas de sens privilégié. A-t-il même un sens ? Si il y a une dimension temporelle, il n'y pas de raison qu’elle soit parcourue dans un sens privilégié.

III. Sens du temps et antimatière

Il y a un lien fort entre le temps et l’antimatière, devrions-nous dire plutôt les antimatières. Les prédictions de la physique théorique ont amené à la découverte de l’antimatière et à l’existence hypothétique de particules existant dans un cours inverse du temps.

L'existence de réalités, d'univers dans des zones de temps distinctes est possible. Cela a été envisagé en considérant l'écoulement linéaire du temps: les zones sont donc désignées par des flèches de temps opposées. Mais avec une conception non linéaire du temps, et sans écoulement, on peut concevoir simplement des modes de transformation différents de la matière, qui à contrario définissent des zones fléchées de temps différentes.

IV. Voyage dans le temps

Les arguments philosophiques, les paradoxes apparents ont chacun leur réponse. Ce n'est donc pas du côté des possibilités ou des impossibilités du voyage dans le temps qu'on peut trouver la réponse à la question: est-ce réel de penser voyager dans le cours du temps?

Conclusion finale

Ce qui se dégage de tout ceci, c'est qu'il est possible effectivement, de manière théorique et en accord avec les théories physiques de considérer des modes de temps différents. Pourquoi seulement deux modes: passé->futur et futur->passé? Parce que nous concevons un temps qui s'écoule le long d'une ligne imaginaire: la dimension temporelle. Mais cette dimension temporelle a seulement besoin de zones différentes; pas nécessairement de deux sens uniquement. Il est parfaitement envisageable d'avoir une dimension temporelle non linéaire. Elle peut être représentée par une surface, ou un volume, ou de manière générale une zone de dimension plus grande.

Dans ce cas, la notion d'écoulement du temps n'a pas de sens: c'est seulement un parcours des transformations par la conscience qui ordonne une linéarité avec une chaîne de causes et d'effets, donc un écoulement. L'écoulement devint alors apparent. En effet beaucoup de choses plaident en faveur de l'inexistence de l'écoulement du temps. Le temps existe, comme une énergie structurelle de l'espace; je pense même que l'espace est une expression de cette énergie qui dilate la matière et autorise la transformation.

Le déplacement dans le temps, c'est la transformation de l'espace. L'espace est du temps, donc se déplacer dans l'espace c'est se déplacer dans le temps. La dimension temporelle ne peut donc être niée. Mais si le temps exprime l'espace, il est surtout une énergie qui le structure; l'espace est donc maillé de cette structure qui le maintient.

Je reprends l'idée de Wheeler, consistant à dire que l'univers est déjà réalisé, et que l'écoulement du temps est une illusion créée par notre conscience qui le parcourt.

Le temps semble plutôt un ensemble énergétique figé… nous parcourons les transformations de la matière grâce au maillage du temps. Cette notion de maillage est justement à approfondir.

 

<<< Précédent  1 2 3 4 5

haut

retour accueil

 

Depuis le 30/06/2005:
Nb de visiteurs:2218
Nb de visiteurs aujourd'hui:2
Nb de connectés:1