Auteur: Pascuser ©
V.
Conclusions
Je reprends ici les sujets abordés dans cet article
et j’en tire les conclusions qui semblent s’imposer.
I. Le flot du temps
L’écoulement du temps a été remis en cause :
c’est plutôt la matière dans l’espace qui change
que le temps qui s’écoule. L’écoulement du temps
est peut être une illusion conséquente à notre
observation du monde, mais pas intrinsèque. Par contre
la notion de durée semble plus fondamentale. Si l’écoulement
est remis en cause, est-ce qu’il existe un cours du
temps ? Et par conséquent est-ce qu’il existe un
voyage dans le temps ?
II. Sens du temps et réversibilité
Le voyage dans le temps se pose en terme de réversibilité
des opérations dans la nature. Il est clair que la réversibilité
n’existe pas au niveau de notre observation
macroscopique, mais est-ce là seulement une impression
ou une réalité de la nature?
La conclusion semble être que la réversibilité
existe au niveau microscopique, et qu’elle disparaît
apparemment au niveau macroscopique. C’est plus
un effet artificiel du à l’interaction avec
l’environnement macroscopique qui contient un trop
grand nombre de paramètres.
Puisque les lois de la nature sont réversibles, les
transformations n’ont pas de sens privilégié.
Puisque le temps est la caractérisation des
transformations et que les transformations sont
fondamentalement réversibles, le temps lui-même n’a
donc pas de sens privilégié. A-t-il même un sens ?
Si il y a une dimension temporelle, il n'y pas de raison
qu’elle soit parcourue dans un sens privilégié.
III. Sens du temps et antimatière
Il y a un lien fort entre le temps et l’antimatière,
devrions-nous dire plutôt les antimatières. Les prédictions
de la physique théorique ont amené à la découverte
de l’antimatière et à l’existence hypothétique de
particules existant dans un cours inverse du temps.
L'existence de réalités, d'univers dans des zones
de temps distinctes est possible. Cela a été envisagé
en considérant l'écoulement linéaire du temps: les
zones sont donc désignées par des flèches de temps
opposées. Mais avec une conception non linéaire du
temps, et sans écoulement, on peut concevoir simplement
des modes de transformation différents de la matière,
qui à contrario définissent des zones fléchées de
temps différentes.
IV. Voyage dans le temps
Les arguments philosophiques, les paradoxes apparents
ont chacun leur réponse. Ce n'est donc pas du côté
des possibilités ou des impossibilités du voyage dans
le temps qu'on peut trouver la réponse à la question:
est-ce réel de penser voyager dans le cours du temps?
Conclusion finale
Ce qui se dégage de tout ceci, c'est qu'il est
possible effectivement, de manière théorique et en
accord avec les théories physiques de considérer des
modes de temps différents. Pourquoi seulement deux
modes: passé->futur et futur->passé? Parce que
nous concevons un temps qui s'écoule le long d'une
ligne imaginaire: la dimension temporelle. Mais cette
dimension temporelle a seulement besoin de zones différentes;
pas nécessairement de deux sens uniquement. Il est
parfaitement envisageable d'avoir une dimension
temporelle non linéaire. Elle peut être représentée
par une surface, ou un volume, ou de manière générale
une zone de dimension plus grande.
Dans ce cas, la notion d'écoulement du temps n'a pas
de sens: c'est seulement un parcours des transformations
par la conscience qui ordonne une linéarité avec une
chaîne de causes et d'effets, donc un écoulement. L'écoulement
devint alors apparent. En effet beaucoup de choses
plaident en faveur de l'inexistence de l'écoulement du
temps. Le temps existe, comme une énergie structurelle
de l'espace; je pense même que l'espace est une
expression de cette énergie qui dilate la matière et
autorise la transformation.
Le déplacement dans le temps, c'est la
transformation de l'espace. L'espace est du temps, donc
se déplacer dans l'espace c'est se déplacer dans le
temps. La dimension temporelle ne peut donc être niée.
Mais si le temps exprime l'espace, il est surtout une énergie
qui le structure; l'espace est donc maillé de cette
structure qui le maintient.
Je reprends l'idée de Wheeler, consistant à dire
que l'univers est déjà réalisé, et que l'écoulement
du temps est une illusion créée par notre conscience
qui le parcourt.
Le temps semble plutôt un ensemble énergétique figé…
nous parcourons les transformations de la matière grâce
au maillage du temps. Cette notion de maillage est
justement à approfondir.