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Réflexions scientifiques

 

 

Bibliographie:
Les tactiques de Chronos,
de: Etienne Klein
édition: Champs Flammarion
ISBN: 2-0808-0105-8

Le cantique des quantiques
de: Sven Ortoli et Jean-Pierre Pharabod
édition: La Découverte/Poche
collection Essais
ISBN: 2-7071-4356-1

Le cours du temps (1)

Auteur: Pascuser ©

Voici un exposé permettant de donner un point de vue sur le cours du temps, son écoulement, et le sens du temps. Les informations sources utilisées sont des sources scientifiques "officielles".

I. Le flot du temps

 

Une des questions majeures que le temps nous amène à nous poser est : pouvons-nous voyager dans le temps ? La réponse varie selon la personne, qu’elle soit ou pas scientifique. Les physiciens se battent (verbalement) sur la question sans jamais trouver d’accord.

 

La Machine à remonter le temps, film de George Pal (1959)

 

1) L’écoulement du temps

 

En effet nous avons l’idée intuitive que nous nous déplaçons dans le temps, que le temps s’écoule ; et qui dit écoulement dit sens d’écoulement. L’écoulement a conduit à la notion de flèche du temps, et donc naturellement à la question de déplacement dans le sens inverse de cette flèche : le voyage vers le passé. Finalement on s’est passionné pour l’idée de voyage dans la dimension temporelle, qui pour nous tous est une prison : le temps s’écoule sans qu’on n’en ait prise.

 

Si le temps s’écoule, il a un rythme. On est amené à conceptualiser la notion de vitesse du temps. Mais cette vitesse se mesure par rapport … au temps. Donc le temps s’écoule dans un autre temps ? On voit que la définition est impossible en ces termes.

 

2) L’arrêt du temps

 

Le temps  peut-il être arrêté ? Je cite Etienne Klein, dans « Les tactiques de Chronos » : « Pour que le monde se maintienne, il faut bien qu’un temps soit là qui, en s’écoulant, le fasse durer ».

 

Je conçois quant à moi la durée comme un concept différent de celui du temps. La durée permet l’existence alors que le temps permet la transformation, ou plutôt la rend observable. En tous cas, que l’on sépare comme je le fais la durée du temps ou pas, il faut alors considérer deux entités qui régulent le temps indépendamment l’une de l’autre afin d’arrêter le temps : le temps qui s’écoule et le temps qui fait exister dans la durée.

 

3) Conclusion

 

Pour concevoir un flot du temps qui s’écoule, il faut donc adjoindre un autre temps, celui de la durée qui permet au monde d’exister, et au temps de s’écouler. Est-ce que justement que le flot du temps n’est pas quelque chose d’artificiel ? En effet pour le concevoir il faut y adjoindre un autre temps. Si on se résout à dire que le temps ne s’écoule pas, alors reste seulement le temps de la durée. Ce qui s’écoule en fait, ce sont les transformations. Est-ce le temps qui change ? Non, c’est la matière (et l’énergie) organisée dans l’espace qui change, et nous supposons que ce changement est réalisé par le temps qui s’écoule.

 

On pourrait alors parler d’un temps « apparent », celui de la transformation, qui peut être doté d’un sens. Il serait une conséquence de l’existence de l’espace qui permet de séparer la matière et de rendre sa transformation visible. En effet, sans espace, pas de séparation, pas de transformation et donc pas de cours du temps. Le cours du temps est donné par l’apparente irréversibilité de phénomènes macroscopiques (une tasse qui tombe et se brise est un phénomène qu’on trouve dans la nature, mais les morceaux qui se rassemblent et reforment la tasse non).

 

Je ne dis donc pas que l’écoulement du temps n’existe pas, mais qu’il n’est pas un objet premier, seulement un phénomène apparent produit par l’espace qui permet la transformation ; une illusion. L’espace étant à mon sens aussi une illusion, celle de la projection de la matière par un effet plus fondamental. C’est cet effet qui est à l’origine de l’observation de la transformation, donc à l’origine du temps apparent ; c’est donc la cause du temps, ce qu’on pourrait appeler le temps fondamental. Voir mon article à ce sujet sur le déploiement de l’espace par le temps.

 

Le mathématicien Rudy Rucker, dans son ouvrage "La quatrième dimension", qui est une sorte de prolongement voulu du "Flatland" d'Abbott Abbott, qu'il pousse dans ses dernières conclusions grâce à l'apport de la relativité d'Einstein et surtout de l'espace-temps de Minkowski, développe lui aussi une conception statique du temps avec l'image de "l'univers-bloc". Son idée est que le sentiment d'écoulement du temps n'est qu'une illusion: "Beaucoup de philosophes prétendent qu'il est faux de dire que notre réalité est un univers-bloc. Ils ne veulent pas représenter notre univers passé-présent-futur par un modèle statique d'espace-temps 4-D. Ils estiment que cette image éternelle, immuable, exclut quelque chose d'important: l'écoulement du temps. Bien évidemment, la véritable raison pour laquelle on a introduit l'univers-bloc était de se débarrasser de l'écoulement du temps". C'est l'oeil de l'esprit en mouvement qui engendre le temps". C'est exactement l'interprétation que le physicien J.A. Wheeler a proposée des diagrammes de Feynman.

D’après : http://timeworld.ifrance.com/paradoxes.htm

 

 

 

 

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