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Ecrit le: Jeudi 18 Novembre 2010 à 20h12
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Expert(e) ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe: Membres Messages: 141 Membre n°: 330 Inscrit le: 26/06/2007 |
Petite précision par rapport au message de "sourceverte" :
j'ai l'impression que les moments d'indisponibilité du fichier correspondent au moment de la journée où il y a le plus d'utilisateurs sur le Net (comme dans ce créneau horaire du soir...), car en général, plus tard dans la soirée voire dans la nuit, ou un peu plus tôt dans la journée, le lien fonctionne... Euh... Sinon, à ce propos, "sourceverte", tu as réussi à l'avoir, ce fichier, ou bien... ? |
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Ecrit le: Jeudi 22 Septembre 2011 à 19h22
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Expert(e) ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe: Membres Messages: 141 Membre n°: 330 Inscrit le: 26/06/2007 |
Grâce au site WAWA Conspi de The Savoisien (décidément, une ine ce site...), vous pouvez maintenant télécharger librement et gratuitement le roman « L’ordre Vert » de Jimmy Guieu.
C’est un des romans les plus côtés et les plus fameux de Jimmy Guieu, qui a reçu le prix du roman ésotérique en 1969. Pas beaucoup d'OVNI dans celui-là (enfin, quelques soucoupes volantes, tout de même !), mais surtout de l'ésotérisme, les mystères de Montfort-sur-Argens dans le Var, et les Templiers. Voici le lien : http://www.megaupload.com/?d=SK8F43GV Vous télécharger ainsi le livre numérique, en format PDF, d’une taille d’environ 670 Ko. N.B. : à certains moments de la journée, le fichier peut être annoncé « Temporairement indisponible ». Ce n’est rien : réessayer simplement à un autre moment. Vous pourrez le lire, ou, par un jeu de copier/coller du texte, le faire lire par un logiciel de synthèse vocale. |
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Ecrit le: Dimanche 13 Novembre 2011 à 19h25
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Expert(e) ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe: Membres Messages: 141 Membre n°: 330 Inscrit le: 26/06/2007 |
Depuis la mi-septembre 2011, Roland C. Wagner a mis gratuitement en ligne sa nouvelle de S.F., semi-autobiographique, "La chanson de Jimmy", à ce lien :
http://www.divshare.com/download/15732770-f83 "J’ai fait la connaissance de Jimmy un samedi après-midi de décembre, à l’occasion d’une conférence qu’il donnait dans une banlieue de la grande couronne parisienne. Le thème en était bien entendu les extraterrestres, et leur présence secrète sur notre monde ; Jimmy avait bâti sa carrière et son existence sur la certitude qu’« ils » étaient parmi nous, et qu’« ils » nous manipulaient. La conférence avait lieu dans une de ces salles polyvalentes typiques des petites municipalités, où les compétitions sportives succèdent aux spectacles, et les débats aux vins d’honneur. Des piles de tatamis usés s’entassaient derrière l’estrade branlante, on n’avait même pas pris la peine de déplacer buts de hand et paniers de basket. Assis sur une estrade derrière une table recouverte d’une nappe en papier blanc, Jimmy parlait dans un micro bosselé, où l’on devinait que des générations de chanteurs avaient dû postillonner de la bière et du whisky de mauvaise qualité. Sa voix, déformée par une sono antédiluvienne, rebondissait sur les parois de la salle, s’enrichissant au passage d’effets de réverbération aléatoires qui en modifiaient le timbre au point de la rendre par moment méconnaissable et incompréhensible. J’avoue que je ne me souviens pas très bien de ce qu’il a raconté ce jour-là, mais il s’agissait sans doute de son discours habituel sur les fameux « Petits Gris », ces visiteurs d’un autre monde glabres aux grands yeux sombres dont l’image a aujourd’hui supplanté celle des Petits Hommes Verts si à la mode dans les années 50. De toute manière, la conférence, commencée depuis un moment lorsque je suis arrivé, n’a pas tardé à être interrompue par l’irruption d’un groupe d’une douzaine d’ivrognes qui se sont mis à scander « Les soucoupes sous les tasses ! » avec tant de vigueur que leurs voix couvraient la sono déglinguée. Jimmy a bien essayé de poursuivre malgré tout, mais en pure perte : plutôt que de conspuer les perturbateurs, les auditeurs ont préféré quitter la salle, tout d’abord un à un, puis par groupes sans cesse plus importants. Au bout de quelques minutes, il ne subsistait plus grand monde, à tel point que les poivrots eux-mêmes ont fini par se lasser, et sont retournés picoler dans le bistrot voisin d’où ils n’auraient jamais dû sortir. Jimmy aurait pu alors terminer son speech, mais cette expérience désagréable l’avait visiblement secoué. Il s’est excusé d’une voix qui tremblait un peu, puis il est descendu de scène, les épaules voûtées, le visage aussi gris que celui de ses extraterrestres « favoris ». Deux femmes d’un certain âge, qui devaient être les organisatrices de la conférence, se sont aussitôt empressées autour de lui avec des gestes qui témoignaient à quel point elles étaient désolées de l’incident ; il les a écoutées sans un mot d’un air poli mais accablé, puis il leur a serré la main et il s’est dirigé vers la sortie. Lorsque j’ai quitté la salle à mon tour quelques instants plus tard, il se tenait au bord du trottoir, semblant attendre quelqu’un. J’en ai profité pour l’aborder, plus par curiosité que par intérêt car je ne croyais pas aux soucoupes volantes. Pour moi, Jimmy demeurait avant tout l’un des auteurs de science-fiction qui avaient bercé ma prime adolescence ; de mon point de vue, toutes ces histoires d’extraterrestres manipulant en sous-main les sociétés humaines relevaient du même domaine imaginaire que ses romans. Il était clair, bien entendu, qu’il croyait à la réalité du phénomène ovni. Il lui avait d’ailleurs consacré plusieurs ouvrages documentaires, parmi les tout premiers publiés sur le sujet dans notre pays. Mais ce qui importait à mes yeux était surtout que son œuvre fictionnelle se fût nourrie du phénomène en question : Jimmy était le seul auteur qui m’ait jamais fait rêver avec ce thème, et je voulais le lui dire. Seulement, il n’était pas ce jour-là dans un état d’esprit à entendre des compliments sur son travail de romancier. A-t-il seulement prêté attention au contenu de mes paroles ? Je n’en suis vraiment pas certain. À peine m’étais-je tu qu’il est parti dans une diatribe au sujet des individus mal élevés qui rejetaient et raillaient ses thèses sans même daigner en prendre connaissance, des « savantasses » bornés à la solde de militaires soucieux de dissimuler la vérité au sujet des vaisseaux d’outre-espace qui visitaient régulièrement notre monde, des rationalistes obtus refusant de se pencher sur le plus grand mystère du XXe siècle… J’ai oublié une bonne partie de ses arguments, mais je me souviendrai toujours des dernières phrases qu’il a prononcées, au moment même où la voiture qui venait le chercher s’arrêtait devant nous : - Il y a un complot à l’échelle mondiale. Un complot fomenté par des extraterrestres qui nous considèrent comme du bétail. J’ai longtemps pensé qu’ils manipulaient les dirigeants soviétiques, mais j’ai dû changer d’avis après la chute du Mur de Berlin. Les Petits Gris n’auraient jamais permis que l’URSS s’effondre s’ils en avaient été les maîtres. C’est du côté des vainqueurs qu’il faut les chercher. - Vous voulez dire aux USA ? Il s’est contenté d’acquiescer d’un air très préoccupé en montant dans la voiture. Cette brève rencontre m’a décidé à ressortir de la bibliothèque quelques-uns des vieux livres de Jimmy pour les parcourir. J’avoue que je craignais d’être déçu. La science-fiction avait tant évolué depuis le temps où il était l’un des piliers d’une grande maison d’édition populaire que ses romans avaient peu de chances de supporter l’épreuve du temps. Mais si la forme avait effectivement vieilli – Jimmy n’a d’ailleurs jamais eu une écriture que l’on aurait pu qualifier de moderne –, certaines thématiques demeuraient fort actuelles dans une décennie où une grande chaîne de télévision [TF1] faisait ses choux gras d’une prétendue autopsie d’un extraterrestre, tandis qu’une autre, moins importante [M6], grappillait de l’audience grâce à un feuilleton [« Aux frontières du réel »] jouant sur « leur » éventuelle présence sur notre monde. En un sens, Jimmy a été un précurseur ; il traitait dès les fifties de sujets qui ne devaient connaître de véritable popularité que dans les années 90. Le contraste avec son écriture démodée n’en était que plus flagrant, mais cela ne m’a pas gêné. Je me suis même laissé avoir par moment, comme au temps de mon adolescence, par l’ambiance délicieusement paranoïaque que renforçaient les notes (1) parsemant le texte. Jimmy avait écrit des romans basés sur des faits qu’il tenait pour réels, et c’était sans doute là sa plus grande force, ce jeu – si c’en était bien un – perpétuel entre fiction et documentation. Au printemps de l’année suivante [en 1996], en passant devant une librairie ésotérique du quartier St-Michel, mon regard a été attiré par un petit écriteau sur la porte annonçant que Jimmy dédicacerait son dernier ouvrage le lendemain en fin d’après-midi. Comme je n’avais rien de prévu à ce moment-là, j’ai décidé d’aller y faire un tour. Cela me permettrait peut-être de discuter à nouveau avec le vieil écrivain populaire, d’évoquer avec lui ses œuvres passées. À l’heure dite, la librairie était pleine à craquer. Bon, l’endroit n’était pas grand – vingt mètres carrés tout au plus –, mais il devait bien s’y presser autant de personnes entre les murs couverts de rayonnages chargés de livres. Jimmy était assis dans le fond, à côté d’une petite porte qui devait donner sur une arrière-boutique ou peut-être une cour intérieure. Devant lui, sur une table étroite, s’entassaient plusieurs piles d’un livre grand format à dominante bleue dont la couverture montrait deux enfants en ombres chinoises sur fond d’étoiles et de nébuleuses [« Psiboy. L’enfant du cosmos »]. Lorsque j’ai regardé par la vitrine poussiéreuse, il était en train d’en signer un à l’aide d’un gros stylo plume argenté. Bien qu’il parût plus en forme que lors de notre précédente rencontre, il donnait également l’impression d’avoir vieilli, sans doute parce que sa chevelure s’était quelque peu éclaircie entre-temps. J’ai attendu que la librairie se vide un peu pour y entrer à mon tour. L’homme à la courte brosse argentée qui se tenait derrière la caisse enregistreuse m’a lancé un regard méfiant ; sans doute n’avais-je pas le profil de ses clients habituels, avec mes cheveux longs, mon Perfecto et mes lunettes rondes équipées de verres-miroir. Réprimant un haussement d’épaules – je ne suis pas du genre à juger les gens sur la mine –, je suis allé me placer dans la file d’attente. Tout en patientant, j’ai laissé mon regard errer sur les livres alignés. Il s’agissait pour la plupart d’ouvrages d’ésotérisme ou d’occultisme, mais il y avait également un important rayon consacré aux religions et à leur histoire, ainsi que plusieurs étagères ployant sous le poids d’ouvrages traitant d’ufologie ou de paranormal. La bibliothèque dressée derrière le minuscule comptoir, quant à elle, présentait des bouquins dont les titres suggéraient une idéologie pour le moins douteuse, qui collait tout à fait avec l’air sévère du libraire à la coupe militaire. Mon tour arrivé, j’ai pris un roman sur l’une des piles – qui avaient considérablement diminué depuis mon arrivée – et je l’ai tendu à Jimmy. Il m’a adressé un sourire avant d’ouvrir le livre pour y écrire quelques mots. J’ai bien vu qu’il ne m’avait pas reconnu, mais cela ne m’a ni vexé, ni même étonné ; je me doutais bien que les écrivains, les personnes publiques en général, rencontrent tant de gens qu’il leur est impossible de se souvenir de chacun d’entre eux. J’ai attendu que Jimmy me tende l’ouvrage dédicacé pour lui rappeler notre brève conversation de l’année précédente. Il a tout d’abord plissé les paupières, comme s’il accomplissait un effort de mémoire, puis ses prunelles se sont illuminées et il m’a chaleureusement serré la main – avec un large sourire, cette fois. Nous avons échangé quelques banalités, puis j’ai cédé la place à la personne suivante dans la file. Mais, au lieu de quitter la librairie après avoir payé, je suis resté à regarder les rayons d’un œil quelque peu incrédule. N’ayant jamais mis les pieds dans un endroit pareil jusque-là, je voulais en profiter pour parfaire mes connaissances en attendant la fin de la séance. J’ai donc feuilleté quelques bouquins sur les templiers, l’Atlantide ou les ovnis, faisant mine d’ignorer le regard du libraire qui, je le sentais, ne cessait de m’épier comme s’il craignait que je m’enfuie après lui avoir dérobé une partie de son fond de commerce. J’étais en train de parcourir un album consacré à la magie « summérienne » – dont le titre montrait que le fait d’être un expert en matière d’occultisme n’empêche pas de faire des fautes d’orthographe – lorsque j’ai remarqué les deux hommes debout de l’autre côté de la rue piétonne. Tous deux grands, vêtus de costumes noirs sobres et élégants, un chapeau noir sur la tête et des lunettes noires sur le nez, ils paraissaient regarder dans la direction de la boutique – mais peut-être n’était-ce qu’une impression car on ne distinguait bien évidemment pas leurs yeux. En tout état de cause, ils ressemblaient de façon frappante au portrait que Jimmy trace des fameux Men in black dans l’un de ses romans de SF de la fin des années 50. Oui, je sais, les mystérieux « hommes en noir » ont depuis été popularisés par le cinéma à grand spectacle – dans une version plutôt loufoque, il est vrai –, mais n’oubliez pas que, dans son domaine de prédilection, Jimmy fait figure de précurseur de ce côté-ci de l’Atlantique. Une grande partie de son originalité en tant qu’auteur de SF vient de ce qu’il a importé toute une mythologie née aux États-Unis dans l’immédiate après-guerre, et qu’il l’a aussi bien employée pour rédiger des ouvrages documentaires que dans le cadre de ses romans. Le dernier client parti, je suis resté seul avec Jimmy et le libraire. Celui-ci semblait plutôt content du résultat de la séance de dédicaces ; il a même fait preuve d’une certaine amabilité à mon égard une fois que Jimmy m’eut présenté comme un de ses « fidèles lecteurs de longue date ». La conversation a surtout roulé sur le nouveau roman de Jimmy, qu’il décrivait comme une jolie histoire mettant en scène des enfants dotés de pouvoirs paranormaux. Il s’agissait du premier volume d’une série dont il espérait également vendre l’idée à une chaîne de télévision. Le public visé était celui des adolescents, mais les adultes pouvaient également y trouver leur compte, car les préoccupations habituelles de Jimmy n’étaient pas oubliées ; plus subversif qu’il n’y paraissait au premier abord, le livre, non dénué d’humour, constituait une charge virulente contre les sceptiques de tout poil qui s’obstinaient à nier l’existence des visiteurs d’un autre monde. J’allais demander à Jimmy s’il y faisait mention des Petits Gris, lorsqu’il a remarqué les deux hommes qui se tenaient toujours à quelques mètres de la boutique, immobiles, leurs lunettes noires tournées dans la direction de la vitrine. - Excusez-moi, je dois m’en aller, a-t-il dit. Et il m’a tendu une main agitée d’imperceptibles tremblements que j’ai serrée par pur réflexe. Puis il s’est tourné vers le libraire – qui avait lui aussi noté la présence des deux inconnus en noir –, lui a adressé un signe de tête et s’est dirigé vers la porte du fond. C’est à ce moment-là que j’ai compris qu’il avait peur. Il est sorti d’un pas rapide dans une étroite ruelle, laissant au maître des lieux le soin de refermer derrière lui. J’ai alors tourné la tête en direction des hommes en noir, mais ils avaient disparu pendant que je regardais ailleurs. Seule subsistait l’empreinte de leurs pieds dans la poussière. Comme s’ils avaient été subitement dématérialisés. Je ne devais jamais revoir Jimmy. Il s’est éteint quelques années plus tard, tôt le matin du premier janvier 2000. Je me souviens d’avoir songé en apprenant la triste nouvelle qu’il avait dû lutter de toutes ses forces, consciemment ou non, pour entrer dans cette année qui avait si longtemps symbolisé l’avenir et qui appartient désormais au passé. Coïncidence ou synchronicité ? J’étais précisément en train de relire l’un de ses romans qui traitait, entre autres choses, des décès pour le moins suspects de plusieurs ufologues lorsque le téléphone a sonné. J’ai décroché, quelqu’un a dit : « Jimmy est mort » et ma première pensée a été : Ils l’ont eu. Sans doute n’étais-je pas tout à fait sorti de l’ambiance paranoïaque du livre, et j’ai aussitôt repoussé cette idée absurde. S’il y avait bien des Men in black ou des Petits Gris et qu’il représentait une menace pour eux, ils n’auraient pas attendu un demi-siècle pour se débarrasser de lui. Peut-être pour lui rendre un hommage personnel, car j’avais de la sympathie pour lui, j’ai décidé de lire tous les romans de Jimmy qui manquaient à ma collection. Par chance, on pouvait encore en acheter assez facilement des exemplaires pas trop défraîchis sur les marchés et les brocantes. Je les dévorais à peine achetés, comme si j’y cherchais quelque chose. Quelque chose que j’ai trouvé un matin de juin, dans un livre de poche jauni acheté chez un bouquiniste de Saintes. Ce n’était pas l’un des meilleurs romans de Jimmy ; il manquait un peu de rythme. Mais eût-il été le frileur le plus efficace, je l’aurais tout de même lâché en cours de route, plus effrayé soudain que je ne l’avais jamais été de ma vie. Car l’idée qui venait de me traverser l’esprit… J’ai refermé le livre en secouant la tête d’un air obstiné. Non. C’était stupide. Ils n’avaient pas pu… D’ailleurs, ils n’existaient pas ! Qu’est-ce que j’en savais ? Il est bien plus difficile de prouver une absence qu’une présence, car l’absence de preuve n’est pas une preuve. S’ils existaient, les Petit Gris, et leurs corollaires hommes en noir, seraient par définition plus avancés que nous sur le plan scientifique, puisqu’ils disposeraient d’une technologie qui leur aurait permis de traverser les espaces interstellaires. Susciter une maladie à distance chez un gêneur ne saurait donc leur poser de problème. Mais pourquoi auraient-ils attendu si longtemps dans le cas de Jimmy ? Parce qu’il aurait fini après tant d’années par mettre la main sur la preuve tant espérée ? Je me suis toujours demandé ce que Jimmy aurait pensé du 11 septembre s’il avait vécu jusque-là. Aurait-il cru à la thèse de l’attentat ? Ou bien se serait-il rangé du côté de ceux qui subodoraient une manipulation dans ces tragiques événements ? Difficile à dire. Ses opinions l’auraient plutôt conduit à privilégier la première hypothèse, mais sa méfiance naturelle l’aurait assurément incité à envisager avec le plus grand sérieux l’éventualité d’un complot bien plus alambiqué que la simple évidence ne le laissait supposer. À cause de toutes les zones obscures dans cette affaire. Nul doute que la mystérieuse disparition des réacteurs de l’avion qui avait percuté le Pentagone l’aurait vivement intéressé, de même que les causes réelles de la destruction du quatrième appareil, celui dont on avait retrouvé les débris en rase campagne. Et il se serait forgé un avis sur la question… Forcément. Que l’on croie ou non à l’origine extraterrestre des ovnis, on est bien obligé d’admettre que Jimmy possédait d’immenses connaissances en matière d’ufologie, et qu’il aurait parfaitement pu mettre le doigt sur quelque détail apparemment sans intérêt – un détail appelé à prendre tout son sens après la chute des tours. Voilà pourquoi, peut-être, d’éventuels visiteurs d’outre-monde aux intentions inavouables auraient fini par se décider à se débarrasser de Jimmy après lui avoir fichu la paix pendant un demi-siècle. Pour l’empêcher d’interpréter des événements qu’ils savaient à venir. Pour l’empêcher de donner son avis. Parce qu’il aurait pu tomber juste. Alors, je me suis mis à chercher. J’ai lu, relu toutes les œuvres de Jimmy, y compris les plus anodines, j’ai traqué ses articles et ses interviews dans des revues obscures, j’ai interrogé plusieurs personnes qui l’avaient plus ou moins connu… Mais je n’ai trouvé aucun indice supplémentaire. S’il détenait une information capitale, il ne l’avait jamais couchée par écrit. Hier, alors qu’elle effectuait sa rentrée dans l’atmosphère, la navette Columbia a explosé en plein vol, à soixante mille mètres d’altitude au-dessus du Texas, et l’on a retrouvé des débris jusqu’en Californie. La thèse officielle est celle d’un accident lié à la perte d’une tuile réfractaire. Coïncidence ou synchronicité ? Cet événement s’est produit quelques semaines après la destruction d’Ariane 5. Jimmy aurait sûrement vu la signature des Petits Gris dans cette succession de catastrophes. Peut-être avait-il raison, finalement. Peut-être une soucoupe volante s’est-elle effectivement écrasée près de Roswell dans les années 40. Peut-être les Petits Gris ont-ils peu à peu pris le contrôle de certains gouvernements de notre planète. Peut-être y a-t-il vraiment un complot… un complot extraterrestre à l’échelle mondiale ! Cela permettrait en tout cas d’expliquer pas mal de décisions et d’orientations néfastes prises par notre espèce au cours du dernier quart de siècle. Et notamment l’évolution du programme spatial. Nous ne sommes pas allés sur Mars comme on nous le promettait après le 21 juillet 1969, et nous n’y irons pas avant belle lurette – si nous y allons un jour. Peut-être nous a-t-on tous manipulés depuis des années pour nous faire oublier le grand rêve spatial. Pour nous persuader qu’il n’y avait rien d’intéressant à glaner outre-planète. Peut-être – sûrement – est-on en train de nous monter les uns contre les autres, de nous pousser à la guerre en vue de gaspiller dans un armement toujours plus coûteux et sophistiqué les ressources qui devraient être employées dans un tout autre but. Mieux vaut que le bétail ne quitte pas son enclos. Et si vous ne croyez ni aux soucoupes volantes, ni aux Men in black, ni aux Petits Gris, demandez-vous simplement qui a intérêt à ce que nous n’allions pas dans l’espace." (1) Authentique. |
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Ecrit le: Vendredi 29 Juin 2012 à 10h26
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Expert(e) ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe: Membres Messages: 141 Membre n°: 330 Inscrit le: 26/06/2007 |
Le samedi 2 avril 1994, Canal + a diffusé un numéro de "L'oeil du cyclone" sur le thème de la fin du monde, titré "1999, la fin du monde", avec la participation notamment de l'ufologue Jimmy Guieu et de Guy Tarade.
La chanson du générique de fin est de Silvio Usaï. Se basant sur une prédiction de Nostradamus parlant de la venue d'un "Grand roi d'effrayeur" en juillet 1999, la fin du monde était alors annoncée, dans les années 90, pour 1999. Aucune apocalypse radicale ne s'étant produite en 1999, ni en 2000, ni en 2001, Nostradamus a laissé place au calendrier Maya, et on s'est mis a annoncé que la fin du monde aurait lieu en décembre 2012. A l'époque, j'avais fait un montage en copiant sur VHS tout ce qui concernait Jimmy Guieu, mais il se trouve que je viens d'en retrouver une version intégrale, et de bien meilleure qualité. Vous pouvez la télécharger gratuitement à ce lien : http://sd-36217.dedibox.fr/oeil_du_cyclone.zip Ou voir l'émission en direct sur Dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/xrtja8_l-...monde-1994_news Bon, du fait même du principe du magazine "L'oeil du cyclone", le résultat est assez fouilli, entre les extraits de film de série B et le druide qui parle aux caillous, mais c'est quand même sympa à regarder... |
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