Déploiement
de l'espace par le temps (2)
Auteur: Pascuser ©
II. Liens entre espace
et temps ; dépliement de l’espace
1. Différence entre
temps et durée
Comme le suggèrent
les mythologies de la création grecques et hindouistes, la
durée et le temps apparaissent comme deux objets différents.
Sans que cela soit une preuve de quoi que ce soit, c’est
une base de travail intéressante. Les mythologies passées
sont en effet basées sur des connaissances perdues
(anciennes civilisations humaines de plus grande
technologie, contacts et enseignements par des êtres plus
« évolués » : extraterrestres ?) transformées en romance et modifiées avec le temps; et
leur trouver un point commun c’est retrouver les points véridiques
de leurs racines.
L’existence de la
matière, contenue dans un cadre spatial, est une existence
dans la durée. Conceptualiser l’arrêt du temps, c’est
imaginer que les mouvements cessent mais l’univers ne
cesse pas d’exister. Lorsque nous imaginons une hypothétique
machine à arrêter le temps, elle affecte seulement les
transformations de la matière dans l’espace ; mais
elle implique l’existence de la matière immobile dans la
durée. Intuitivement, le temps qui s’écoule et permet le
mouvement et l’existence de la matière qui perdue malgré
l’immobilité sont deux choses là aussi distinctes.
On peut envisager la
durée comme étant une énergie permettant l’existence
elle-même… comme le souffle créateur de Dieu qui
maintient l’altérité de la matière.
Le temps quant à
lui est l’expression de la séparation de la matière dans
l’espace…qui permet donc la transformation de cette matière.
2. Temps et dépliement
de l’espace
Le temps s’exprime
par la création d’espace, il déplie l’espace.
Si on opte pour
cette vision, c’est la matière qui pré-existe, qui est
l’objet fondamental. La matière n’est pas plongée dans
un cadre spatial à trois dimensions pré-existant ;
c’est l’inverse. Les physiciens considèrent qu’en
dehors de l’univers, il n’existe pas d’espace, car
k’espace est une structure, même lorsqu’il est
absolument vide. L’espace, par sa structure possède donc
de l’énergie, parce qu’il existe, et comme il n’y a
nulle existence en dehors de l’univers ; selon les
physiciens, l’espace n’existe pas en dehors. Il n’y a
pas du vide au-delà, car le vide c’est de l’espace,
mais rien du tout! Le concept d’espace vu par la
physique est donc bien assimilable à une forme d’énergie.
L’espace vide est donc empli d’énergie : celle qui
lui donne sa structure étendue.
Le temps est
l’espace qui s’insère dans la matière et lui permet
d’être séparée. C’est cette séparation qui autorise
la transformation. En effet si l’espace ne sépare pas la
matière, alors elle n’est qu’un magma sans
localisation. Les interactions de la matière avec elle même
ne sont pas visibles, puisqu’elle se présente comme une
bouillie informe.
On peut imaginer la
matière comme un ballon de baudruche dégonflé et ratatiné
sur lui-même : la matière existe, mais sans
localisation ; enfermée en son sein. On peut à la
limite la supposer centrée sur un point mathématique, sans
épaisseur.
Puis le temps est
apparu : il est cette énergie qui gonfle le ballon et
l’étire. Si les particules de matière sont représentées
comme des grains à la surface du ballon, qui sont au départ
fusionnées spatialement (en fait qui existent sans espace) ;
l’énergie fournie par le temps permet la séparation de
ces petits grains qui s’éloignent les uns des autres au
fur et à mesure du gonflage. On peut imaginer aussi un
gonflage des petits grains de matière qui se dilateraient
en plus de s’éloigner les uns des autres : le temps
donne de la consistance et du volume à l’univers, il fait
« monter la mayonnaise ».
Voilà une image aisée
du déploiement de l’espace par le temps.
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